Stratigraphie

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  • Depuis 2012, à intervalles irréguliers, Helmo (Thomas Couderc et Clément Vauchez) se rendent en Alsace dans l’atelier de sérigraphie Lézard Graphique pour quelques jours, avec une sélection de leurs affiches de commande grand format, pour les recouvrir de nouvelles formes, de nouvelles couches d’encres. Ce geste de repentir, cette «stratigraphie», entre programme et aléatoire, réactive des formes anciennes par confrontation avec de nouvelles, questionne le statut éphémère de l’affiche et tente d’inventer de nouveaux langages visuels.
    Certaines des affiches ont été exposées au fur et à mesure de l’évolution du projet : à la galerie My Monkey à Nancy (2012); à l’Université de Strasbourg (2013); au Portique - centre régional d’art contemporain au Havre (2014); au Musée des Arts Décoratifs à Paris (2014, 2021); à la galerie Batt Coop à Paris (2017); à la galerie Fflag à Turin (2018); au Centre Tignous d’Art Contemporain à Montreuil (2020); au Signe, centre national du graphisme à Chaumont (2022).
    Ce projet est toujours en cours, et ce site internet en est l’archive.

    From time to time since 2012, Helmo (Thomas Couderc and Clément Vauchez) have been going to Alsace with a selection of previously commissioned large-format posters to spend a few days at Lézard Graphique’s screen printing studio. They come to rework them, overlaying them with new forms and new layers of inks. This “stratigraphy”, combining planned and random interventions, gives a second life to old forms by contrasting them with new ones. In seeking to invent new visual languages, it questions the ephemeral nature of posters.
    As the project has evolved, some of these posters have been exhibited in the following places: My Monkey gallery, Nancy (2012); University of Strasbourg (2013); Le Portique, contemporary art center, Le Havre (2014); Musée des Arts Décoratifs, Paris (2014, 2021); Batt Coop gallery, Paris (2017); Fflag gallery, Turin (2018); Centre Tignous d’Art Contemporain, Montreuil (2020); Le Signe, center for graphic design, Chaumont (2022).
    This project is still ongoing, and this website is the archive.

    Lames d’encres — Jean-Michel Géridan

    Ink Sharpened Layers — Jean-Michel Géridan

    «Tandis que mon père, avec ce vain instinct de collectionneur qu’il manifestait en toutes choses, accumulait les notes, épinglait les dates, donnait de subtils coups de filet dans le temps et dans l’espace, j’aimais derrière lui m’emparer des registres, choisir un nom (ce nom fourni par le baptême au hasard de la conception), le suivre de page en page.»
    — Hervé Bazin, Vipère au poing, Grasset, 1948, p. 146

    Conserver, collecter, indexer, sont quelques-uns des marqueurs du commissaire d’exposition, du curateur. La sélection qui sera donnée à la vue, est traditionnellement, ou plutôt normativement, de valoriser les chefs-d’œuvre, leur donner un espace que les sciences de l’exposition ordonnent. Présentés comme des figures, des marqueurs historiques d’une époque, d’une période (faire date), on pourra en addition à la légende, et à l’œuvre même, documenter de manière périphérique en présentant croquis préparatoires, esquisses, photographies permettant d’éclairer quelques facettes de l’auteur. Néanmoins, ces compléments détournent le rapport premier de la rencontre d’une œuvre de l’esprit à son lecteur. Présenter le design graphique, ou bien encore le compiler, l’épingler, la pratique d’un studio a toujours été une gageure car circonstance. Ce déplacement du lieu et du temps de l’apparition initiale pourra être tout à la fois considéré de transgression de par sa nature, mais aussi de trahison. Cependant, cette translation permet de s’attarder hors du lieu d’exposition naturel aux qualités autres et sensibles de l’œuvre libérée de sa valeur d’injonction, de porter connaissances aux publics.

    Le projet Stratigraphie de Helmo tient une place toute particulière dans les procédés de monstration du design graphique, de la présentation d’une pratique hors de son champ de diffusion initial. Il s’agit de créer une nouvelle situation, une reconstruction, le réagencement d’un matériau en vue d’une transformation de l’œuvre mais aussi par son espace d’accueil. Par espace d’accueil il faut entendre le lieu de l’exposition différent de l’espace originel de monstration, mais aussi sa temporalité. Que reste-t-il d’une affiche, d’un poster, dès lors que l’événement qu’il supporte est passé ? Destiné à une cible, que reste-t-il de ces débris agglomérés faisant images ?

    Stratigraphie est donc une réflexion, une réflexion débutée à l’invitation de My Monkey, en 2012, à Nancy. Cette réflexion porte sur la difficulté de montrer dans le white cube et sa contrainte physique, des objets signifiants, hors de leur contexte initial d’apparition et de fonction. Thomas Couderc et Clément Vauchez aiment parler de ce premier geste nancéen telle la revisite d’une sélection d’affiches de commande grand format. Car Stratigraphie et il faut bien l’entendre n’est qu’un acte d’isolement d’un pan précis de la production du Studio. L’isolement est donc ici double car si la pratique d’Helmo n’est pas circonscrite à la seule création d’affiches, Stratigraphie se dédie tout entier à la réorganisation de leur production au format dit Decaux : 118,5 x 175 cm.

    Revisiter c’est revenir pour Helmo sur leurs pas, reprendre, effectuer des repentirs, réorganiser lames d’encres et de motifs, faire entrer en collision des strates de temps. Aux lacérations des Nouveaux Réalistes, aux excavations murales que sont les Time Keepers de Pierre Huygues, répondent les débris satellitaires d’une pratique s’agglomérant pour constituer de nouveaux ensembles.
    Cette réorganisation chromatique, formelle et temporelle de «pochoirs» s’effectue durant une forme de ballet chorégraphié dans les ateliers de sérigraphie de l’imprimeur Lézard Graphique avec l’accompagnement précis de Jean-Yves Grandidier. Les lames d’encres s’empilent, s’écrasent, les unes sur les autres. Elles s’entassent donc laissant ou non transparaitre la couche précédente selon leur propriété chimique.
    Empiler en vieil argot, c’est tromper, mais c’est aussi accumuler, et donc thésauriser. Au fil de la décennie, les centaines d’images produites constituent une véritable ressource pour qui est attentif aux jeux de recouvrement additif.
    Par le programme Stratigraphie, Helmo procède par recouvrement d’un matériau initial, ou plus précisément d’un matériau rendu atone par manque. Ce manque, le lecteur attentif l’aura remarqué, c’est l’injonction, mais aussi la trace de la puissance invitante. L’image nouvelle n’est pas macule, et encore moins aphone sans sa valeur ordonnatrice, communicationnelle. Une nouvelle rythmisation s’opère par anadiplose à mesure que s’enchaînent les images sur un plan, mais aussi dans leur succession.

    Écartant la voie naturelle d’une mise en situation contextuelle, Stratigraphie, propose d’intervenir sur le champ de l’indice et de son inscription en son lieu d’exposition. Revisiter, c’est aussi par le verbe la situation dans laquelle est placé le flâneur. Forêts, paysages, portiques permet le déploiement des anadiploses rythmées et expérimentales de Helmo.
    Stratigraphie est un feuilleté temporel, passé, présent et futur. En cela Stratigraphie est constitutif d’une collision de débris de temps qui, s’ils ont constitué un temps des trajectoires ordonnées par un ensemble de contraintes, offrent de nouveaux agencements et improvisations, ou comme on l’emploie en musique permet de nouveaux systèmes distributifs harmoniques.

    While my father, with the futile collector’s instinct he revealed in all his activities, accumulated notes, pinned down dates and waved his net gently through time and space, I liked to get hold of the registers behind him, choose a name (the name provided by baptism regardless of conception), and follow it from page to page”.
    — Hervé Bazin, Vipère au poing, Grasset, 1948, p. 146

    The activities of an exhibition curator include conserving, collecting and indexing. Items chosen for an exhibition are traditionally expected to be masterpieces shown to best effect in the space allotted to them according to best exhibition practice. Presented as figures, historical markers of an era, of a period (milestones in art), in addition to the label and to the work itself it is possible to present ancillary documentation such as preparatory sketches, outlines, or photographs shedding light on various aspects of the author. The effect of these complementary items can, however, have the effect of distracting from the initial encounter between a work of imagination and its reader. Presenting graphic design, compiling it or pinning it down has always been a challenge because of context. This displacement of the place and time of the object’s initial appearance could, by its very nature, be considered both a transgression and a betrayal. But this change of place allows us to linger, outside the traditional exhibition space, on other previously obscured qualities of the work, now freed from its role as an injunction or conveyor of knowledge to the public.

    Helmo’s Stratigraphie project occupies a unique place in the process of displaying graphic design, of presenting creative work outside its initial area of distribution. A new situation is created, a reconstruction, the rearrangement of an object with a view not only to transforming the work but also the place receiving it. The receiving place should be understood to be somewhere where the object is exhibited that is different in both time and in space from the original exhibition place. What is left of a poster once the event it announces has passed? Aimed at a particular target, what remains of this assortment of elements forming an image?

    These are the questions that Stratigraphie was formed to explore, initially in 2021 at the invitation of My Monkey in Nancy. Its investigations focus on the difficulty of showing significant objects in the ‘white cube’ of an exhibition space with its physical constraints, removed from the initial context of their appearance and function. Thomas Couderc and Clément Vauchez refer to this initial invitation from Nancy as being their first experiment in revisiting a selection of large-format commissioned posters. For it is important to understand that Stratigraphie is just one project from one section of the Studio’s output. Helmo does not confine itself to designing posters, whereas Stratigraphie devotes itself solely to the reorganization of their production in what is called the Decaux format: 118.5 x 175 cm.

    For Helmo, revisiting means retracing their steps, going forward, changing their mind, reorganizing ink blades and patterns, making the strata accumulated over time collide with one another. Following on from the slashed works of the New Realists or the sanded-down walls of Pierre Huygues’ Time Keepers, Helmo brings together the remnants of previously used objects, forming them into new entities.
    This reorganization of ‘stencils’ evolved in time with colours and forms takes place in a kind of ballet choreographed in the Lézard Graphique screen printing studios and closely overseen by Jean-Yves Grandidier. The ink layers pile up, squash against one another. As they heap up, the previous layer will or will not appear, depending on its chemical properties.
    To pile up means ‘to accumulate’, and so ‘to amass’. Over the last ten years, the hundreds of images produced represent a valuable resource for those experimenting in the area of additive overlays.
    With the Stratigraphie programme, Helmo proceeds by overlaying an original poster, or more precisely a poster lacking life and meaning. What it lacks, as the attentive reader will have realized, is, on the one hand, its role of informing or commanding and, on the other, much of its power to entice. Although it now loses its ability to order and communicate, the new image is not a slip sheet, and is anything but voiceless. A new rhythm is set up through reduplication as the images are linked together on a single plane or in succession.

    Avoiding the traditional path of a contextual setting, Stratigraphie’s aim is to do away with the labels and explanations of a gallery exhibition. The viewer too can now be said to be “revisiting”. Forests, landscapes, porticos allow the deployment of Helmo’s rhythmical and experimental reduplications.
    Stratigraphie is to leaf through time, past, present and future. In this way, Stratigraphie is part of a collision of fragments of time. While these fragments may once have consisted of trajectories defined by a set of constraints, now they offer new arrangements and improvisations, or as in music, allow new systems of harmonic combination.

    Entretien entre Helmo et Thibaut Hofer (extrait, 2019)

    Helmo in conversation with Thibaut Hofer (extract, 2019)

    TH — […] Pour votre projet Stratigraphie, vous revisitez certaines de vos affiches réalisées pour des clients en les recouvrant de couches d’encre supplémentaires. Ce détournement est-il une façon de vous réapproprier un travail de commande  ? Y mettez-vous tout ce que vous n’avez pas pu mettre de personnel auparavant ?

    H — Non, Stratigraphie n’est pas l’espace de liberté que nous nous interdirions par ailleurs dans le cadre de nos projets de commande. Ce n’est pas non plus une «réappropriation» dans le sens où nous ne nous sentons pas dépossédés d’une image que nous créons dès lors qu’elle a lieu dans le cadre d’une commande. De la même manière que toute commande peut être le lieu d’une recherche, avec des contraintes externes, Stratigraphie est régi par un programme de contraintes internes et techniques, comme les règles d’un jeu que nous éprouvons depuis plusieurs années.
    Même si ce n’est pas visible à première vue, cette façon de travailler par strates, par couches successives, remonte au début de notre pratique. Nous travaillons presque toujours dans un premier temps en noir et blanc, fabriquant séparément chaque élément rentrant dans la composition générale que nous avons en tête, puis les réunissant en leur attribuant des échelles, des couleurs si nécessaires, un ordre de passage des encres, etc…
    Stratigraphie procède de la même logique de strates successives, à laquelle s’ajoute une dimension temporelle, des strates de temps différents : une affiche pour un festival en 2009 recouverte partiellement en 2012 d’une nouvelle forme / d’une nouvelle couche d’encre. Et ainsi de suite… Cette dimension temporelle nous intéresse beaucoup, la possibilité qu’une image puisse avoir plusieurs vies, changer de statut, devenir autre chose par le recouvrement tout en gardant quelques indices partiels et visibles de ce qu’elle a été.

    TH — Comment ce projet a-t-il évolué au fil du temps et des expositions ? Que vous apprend cette géologie progressive, de votre approche, de votre rapport à la commande ?

    H — Stratigraphie est un dispositif de recherche plastique en sérigraphie. Il nous permet de tester dans le réel des encres et de l’échelle 1 des intuitions que nous pouvons avoir dans nos carnets ou sur écran; c’est très précieux pour cela. Cela nourrit notre pratique de manière générale et notre travail de commande en particulier.
    C’est aussi un dispositif combinatoire, dans lequel le hasard et l’aléatoire ont une place importante. Il y a d’une part ce qui est prévu – les formes que nous dessinons spécifiquement pour recouvrir partiellement telles affiches –, et puis il y a tout un pan de l’expérience qui se fait en machine, en «live», pendant lequel nous changeons nos plans en fonction de ce qui advient, testant des confrontations de formes qui n’étaient pas censées se rencontrer. Il y a une grande part d’improvisation. Cette méthode nous apprend à rester attentifs et disponibles à l’accident, à la confrontation, à éviter des réflexes esthétiques et de composition auxquels il est assez difficile d’échapper.

    TH — Quelle place tient la collaboration avec l’imprimeur dans un projet comme Stratigraphie ?

    H — Nous n’aurions je pense jamais entrepris un projet comme Stratigraphie si nous n’avions pas les relations de complicité et d’amitié de longue date que nous entretenons avec Lézard Graphique et Jean-Yves Grandidier, son fondateur. Jean-Yves connait très bien notre travail, il imprime toutes nos affiches depuis 2002. C’est autant un fin technicien qu’un œil avisé en terme de création. Nous le consultons souvent pour trouver des solutions techniques et graphiques à nos projets. Ensuite, pragmatiquement, je ne connais pas un seul imprimeur qui accepterait le bazar qui nous est nécessaire pendant nos sessions d’impression : il y a des affiches au sol et des écrans de sérigraphie en attente un peu partout; nous donnons des indications contradictoires au conducteur de machine, changeons d’encre en cours de tirage… C’est un moment particulier, assez bordélique il faut le dire, mais toute l’équipe du Lézard est assez contente d’y participer je crois. J’en profite, au passage, pour les remercier de nous offrir cet espace d’expérimentation […]

    TH — […] For your Stratigraphie project, you revisit some of the posters made for clients and add layers of printing ink to them. Is this repurposing a way of regaining ownership of an earlier commission? Does what you add include the personal element that you couldn’t include before?

    H — No, Stratigraphie does not represent the freedom we would otherwise deny ourselves in our commissioned projects. Nor is it “reappropriation” because we do not feel dispossessed of an image that we create just because it takes place in the context of a commission. Just as any commission can require research, with external constraints, Stratigraphie is governed by a programme of internal and technical constraints acting like the rules of a game we have been playing for several years.
    Even if it is not immediately obvious, this way of working – in strata, in successive layers – stems from how we start out any design project. We almost always start out in black and white, creating each element of the general composition we have in our head separately. We then put them together, giving them scales, colours if needed, working out the order in which the inks need to be applied, etc…
    Stratigraphie proceeds along the same lines – from successive layers. These have a temporal dimension, the strata dating from different times: a poster for a festival in 2009 partly overlaid in 2012 with a new form / a new layer of ink. And so on… This temporal dimension interests us a lot. The possibility that an image can have several lives, change status, become something else as it is reworked while still keeping some partial and visible hints of what it was before.

    TH — How has the project evolved over time and in exhibitions? What have you learned from this progressive geology about your approach and your relationship to commissions?

    H — Stratigraphie is a practical device for research in screen printing. By using inks and large-scale formats for real, it allows us to test out ideas we might have in our notebooks or on a screen; it’s very valuable in that respect. It feeds into our work in general and our commissioned work in particular.
    It’s also an integrating device, where chance and randomness have an important role. Part of what we do is planned – the forms we draw specifically to partly cover a certain poster – and then there’s a whole side to the experiment that takes place in real time in the machine. During this process we may change our minds in light of what is happening, testing out unanticipated juxtapositions of forms. This method teaches us to be aware of, and ready to react to, the accidental, the unnatural at the same time as ignoring aesthetic and compositional reflexes – something that is quite hard to do.

    TH — How important is collaboration with the printer in a project like Stratigraphie ?

    H — In my view we would never have undertaken a project like Stratigraphie if we had not already had close and friendly links dating back many years with Lézard Graphique and the founder Jean-Yves Grandidier. Jean-Yves knows our work well and has printed all our posters since 2002. Not only is he a fine technician, he also has an acute creative sensibility. We often consult him when needing technical and graphic solutions for our projects. And then, quite honestly, I don’t know of any printer who would agree to work with us in the chaos of our printing sessions: posters on the ground, screen printing apparatus all over the place, us giving contradictory instructions to the person running the machine, changing the ink in the middle of a run… It’s a special moment, rather shambolic it must be said, but the whole Lézard team is quite happy to take part in it, I think. I would like to take this opportunity to thank them for offering us this space for experimentation […]

    Crédits

    Credits

    Editeur et design : Helmo • Développement du site : Axel Durand • Photographies des posters : Benjamin Schmuck • Photographies des expositions et du process : Helmo, Virgile Laguin, Pierre-Yves Cachard, Valentin Robinet, Patrick Lambin, Pascal Bastien, Luc Boegly, Gabin Pedrosa, Marc Domage • Textes : Jean-Michel Géridan, Thibaud Hofer • Traduction anglaise : Caroline Higgitt • Hébergeur : OVH • • • Merci à Morgan Fortems (My Monkey), Majan Dutertre et Nais Kinet, Vivien Phillizot (Université de Strasbourg), Patrick Lebret et Akané Ward (Le Portique), Pierre-Yves Cachard, Jean-Michel Géridan et Yann Owens (Une Saison Graphique 2013, Le Signe), Amélie Gastaut et Olivier Gabet (Musée des Arts Décoratifs), Jean-Baptiste Ouachée, Aurélien Jesel et la Galerie Batt Coop, Pietro Corraini et Marina Bar (galerie 121+), Roberto Maria Clemente (galerie Fflag), Valérie Voyer et le Centre Tignous d’Art Contemporain • Merci à toute l’équipe de Lézard Graphique pour son soutien, et plus particulièrement à Jean-Yves Grandidier, Sébastien Zimheld, Jean-Marc Burtscher, Jean-Claude Brecheisen, Santos Valera, Sarah Uhring et Cyril Glesser.
    © Thomas Couderc & Clément Vauchez 2012-2022. Toute reproduction interdite sans l’autorisation des auteurs.

    Editor and design: Helmo • Website development: Axel Durand • Photographs of the posters: Benjamin Schmuck • Photographs of the process and exhibitions: Helmo, Virgile Laguin, Pierre-Yves Cachard, Valentin Robinet, Patrick Lambin, Pascal Bastien, Luc Boegly, Gabin Pedrosa, Marc Domage • Texts : Jean-Michel Géridan, Thibaud Hofer • English translation: Caroline Higgitt • Web hosting: OVH • • • Thanks to Morgan Fortems (My Monkey), Majan Dutertre and Nais Kinet, Vivien Phillizot (Université de Strasbourg), Patrick Lebret and Akané Ward (Le Portique), Pierre-Yves Cachard, Jean-Michel Géridan and Yann Owens (Une Saison Graphique 2013, Le Signe), Amélie Gastaut and Olivier Gabet (Musée des Arts Décoratifs), Jean-Baptiste Ouachée, Aurélien Jesel and Batt Coop gallery, Pietro Corraini and Marina Bar (121+ gallery), Roberto Maria Clemente (Fflag gallery), Valérie Voyer and Centre Tignous d’Art Contemporain • Thanks to Lézard Graphique Team for supporting, especially Jean-Yves Grandidier, Sébastien Zimheld, Jean-Marc Burtscher, Jean-Claude Brecheisen, Santos Valera, Sarah Uhring and Cyril Glesser.
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